LE DR. JUSTIN BISIMWA MUDEKEREZA: CONGOLAIS OU RWANDAIS ?

Dans une République Démocratique du Congo meurtrie par des décennies de conflits armés et gangrenée par le tribalisme, il devient urgent de rétablir la vérité face aux manipulations identitaires.
Trop souvent, certains citoyens s’arrogent le droit d’attribuer des nationalités aux autres sur la base de leur morphologie, de leur patronyme ou de leur origine régionale. Cette pratique dangereuse ne fait qu’alimenter la division et freiner le développement national.
Une identité enracinée dans le Bushi
Le Dr. Justin Bisimwa Mudekereza, ancien candidat à la présidence de la République lors des élections de 2023, est un Congolais de souche, né de père et de mère congolais. Il a vu le jour à Cituzo, dans le groupement de Mudaka, territoire de Kabare au Sud-Kivu. Son père, feu Victor Bisimwa Mudahindwa, fut Chef de groupement dans la Chefferie de Kabare de 1976 à 1997. Aujourd’hui, ce rôle coutumier est assumé par son fils aîné, grand frère au Dr. Mudekereza, Mr. Isidore Bisimwa Cikwanine, preuve de la continuité et de l’enracinement familial dans les structures traditionnelles congolaises.
Une identité porteuse de Sens
Les noms congolais, en particulier dans les cultures du Kivu, portent une signification profonde. En langue Shi (Mashi), le nom Mudekereza signifie « stabilisateur » ou « pacificateur », reflétant l’engagement du Dr. Mudekereza pour la paix et la cohésion sociale.
Le nom Bisimwa signifie « aimé par le peuple », une reconnaissance qui s’est traduite par son influence communautaire et son leadership respecté à travers le pays.
Ces noms ne sont pas de simples identifiants : ils incarnent une mission, une histoire et une légitimité enracinée dans la culture du Bushi.
Une accusation sans fondement
Certains insinuent que le Dr. Mudekereza serait Rwandais. Cette affirmation est non seulement erronée, mais aussi insultante pour l’histoire et la dignité de sa famille.
Le nom « Mudekereza » n’a aucune origine rwandaise connue. De plus, il est inconcevable qu’un citoyen étranger puisse être investi Chef coutumier dans la RDC, où les fonctions traditionnelles sont strictement réservées aux nationaux.
Historiquement, le Bushi — région dont Kabare fait partie — a connu des conflits avec le Rwanda (voir l’article cinq siécles de guerres entre la dynastie Rwandaise et le Royaume du Bushi disponible sur Internet). Assimiler les Bashi au Rwandais revient à nier cette histoire et à confondre les réalités géopolitiques.
La lettre « R » n’est pas un critère d’exclusion
Dans le Kivu, des millions de citoyens portent des noms contenant la lettre « R », sans que cela ne remette en cause leur nationalité congolaise. Parmi eux, des figures éminentes telles que Monseigneur François-Xavier Maroy Rusengo, Archevêque de Bukavu, ou encore le grand Chef coutumier Mwami Kabare Rugemaninzi III.
Ces personnalités font partie des autorités spirituelles et traditionnelles dans notre pays.
De nombreux territoires, localités et village du Kivu tels que comme Kabare, Karhana, Bushwira, Bwirembe, Murhesa, Mbobero, Bwegera, Rugari, Rurambo, Rusizi, Irambo, Uvira et bien d’autres, portent également cette lettre. Cela ne signifie en rien qu’ils appartiennent au Rwanda. En insinuant le contraire, nous risquons de donner nous-mêmes des arguments à ceux qui voudraient contester la souveraineté de nos terres ancestrales.
Le piège du tribalisme
Il est vrai que certains Congolais du Bushi ont été impliqués dans des mouvements rebelles, tout comme d’autres citoyens originaires de provinces éloignées du Kivu. Mais cela ne saurait justifier une généralisation ou une stigmatisation. Le tribalisme, lorsqu’il s’appuie sur de telles absurdités, devient un outil de haine et de sabotage national.
Une famille au service de la RDC
La descendance de feu Victor Bisimwa est estimée à près de 500 personnes, toutes engagées à divers niveaux dans le développement de la République Démocratique du Congo. Le Dr. Justin Mudekereza, fidèle à ses racines et à sa mission, n’a jamais été impliqué dans une quelconque rébellion. Son engagement est celui d’un patriote, d’un homme de vision, et d’un bâtisseur.
Pour une nation unie
Si nous aspirons à un avenir meilleur, nous devons impérativement combattre le tribalisme sous toutes ses formes. La RDC ne se relèvera que dans l’unité, la vérité et la reconnaissance de la valeur de chaque citoyen, indépendamment de son nom ou de sa région d’origine.
Partageons massivement cet article si nous aimons notre pays pour lutter contre la désinformation et le tribalisme
Arielle BWINJA




