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Diplomatie et sécurité : James Swan et Thérèse Kayikwamba posent les bases d’une coopération renforcée avec la MONUSCO

À peine installé dans ses fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef de la MONUSCO, James Swan a été reçu, mardi 14 avril à Kinshasa, par la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.

Cette première rencontre officielle marque une étape importante dans le renforcement du dialogue stratégique entre la RDC et le système des Nations Unies. Au sortir de l’entretien, le nouveau chef de la mission onusienne a exprimé son honneur de retrouver la République démocratique du Congo, un pays qu’il dit profondément respecter pour son peuple et son rôle sur la scène internationale. Il a salué l’engagement diplomatique constant du gouvernement congolais, ainsi que les efforts déployés pour affirmer davantage la place du pays aux niveaux régional et international. Il a également mis en lumière le rôle clé joué par la cheffe de la diplomatie congolaise dans cette dynamique. Les échanges ont permis de réaffirmer une volonté commune , consolider la coopération entre le ministère des Affaires étrangères et la MONUSCO autour des enjeux prioritaires, notamment sécuritaires, humanitaires et diplomatiques. James Swan a ainsi réitéré la disponibilité de la mission onusienne à travailler en étroite coordination avec les autorités congolaises, dans un esprit de confiance, de respect mutuel et d’efficacité. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’assurer une cohérence accrue entre les initiatives diplomatiques, les mécanismes régionaux et les réalités du terrain. Un impératif jugé essentiel pour apporter des réponses durables aux crises qui continuent de fragiliser plusieurs provinces du pays.Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la poursuite de l’insécurité dans l’Est de la RDC. Elle fait suite au renouvellement, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, du mandat de la MONUSCO pour une durée d’un an, jusqu’au 20 décembre 2026, à travers la résolution 2808. Celle-ci prévoit le maintien d’un dispositif conséquent, comprenant notamment 11 500 militaires, des observateurs militaires, des policiers ainsi que des unités de police constituées. Ce nouveau mandat consacre une inflexion notable : le ralentissement du processus de retrait progressif de la mission, en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. La MONUSCO est ainsi appelée à renforcer son rôle dans la protection des civils, la stabilisation des institutions étatiques et le suivi du cessez-le-feu.La résolution 2808 s’inscrit également dans une dynamique diplomatique plus large, intégrant les accords de paix conclus en 2025, notamment à Washington et à Doha. Elle confère à la mission un rôle accru dans les mécanismes de vérification et de suivi des engagements pris par les parties. Dans ce cadre, le Conseil de sécurité condamne fermement l’offensive du M23 au Sud-Kivu, tout en exigeant la cessation immédiate des hostilités et le retrait de tout soutien extérieur.

Parallèlement, les autorités congolaises sont appelées à mettre fin à toute collaboration avec des groupes armés, dont les FDLR, et à poursuivre leur neutralisation conformément aux engagements internationaux. Entre impératifs sécuritaires, enjeux diplomatiques et attentes des populations civiles, la mission de James Swan s’annonce déterminante. Pour de nombreux Congolais, confrontés quotidiennement aux conséquences des conflits armés, cette coopération renforcée avec les Nations Unies devra avant tout se traduire par des résultats concrets sur le terrain, en faveur de la paix, de la dignité et du développement durable.

Anaïs ANSIMA

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