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Kinshasa : un médecin accusé de violences sur une femme en salle d’accouchement, l’indignation générale monte

Une vague d’indignation sans précédent secoue l’opinion publique à Kinshasa après la diffusion virale d’une vidéo montrant un médecin en train d’agresser physiquement une femme venant d’accoucher.

Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux, dévoilent une scène d’une rare violence , la patiente, nue, affaiblie et encore en saignement, est giflée à plusieurs reprises par le praticien, qui la menace verbalement pour l’obliger à s’allonger sur la table d’accouchement. Face à ces faits jugés particulièrement graves, Solange Lwashiga, secrétaire exécutive du Caucus des femmes, est montée au créneau avec fermeté, dénonçant un acte qu’elle qualifie d’« inacceptable, révoltant et profondément inhumain ». « Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte honteux et indigne. Cette femme, déjà en situation de vulnérabilité extrême après l’accouchement, aurait dû bénéficier de protection, de soins appropriés et d’un accompagnement respectueux. Au lieu de cela, elle a été humiliée et violentée. C’est une barbarie que rien ne peut justifier », a-t-elle déclaré avec indignation. Très remontée, elle insiste sur la portée dramatique de cet incident, qu’elle considère comme une violation grave des droits humains et des principes fondamentaux de la médecine. Selon elle, cet acte ternit l’image du corps médical et met en lumière des dérives préoccupantes dans certaines structures sanitaires. « Nous sommes face à une atteinte flagrante à la dignité humaine, aux droits fondamentaux de la femme et à l’éthique médicale. Le serment d’Hippocrate impose de soigner, pas de brutaliser. Ce type de comportement est une trahison des valeurs mêmes de la profession », a-t-elle martelé, appelant à une prise de conscience collective. Dans un entretien avec TOPAFRICA.INFO ce vendredi 27 mars 2026, la responsable a exigé des mesures immédiates, exemplaires et sans complaisance à l’encontre de l’auteur présumé des faits. Elle appelle notamment à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir toutes les responsabilités. « J’exige que toute la lumière soit faite dans les plus brefs délais et que des sanctions sévères soient prises. Il est impératif que justice soit rendue à cette victime et que de tels actes ne se reproduisent plus jamais dans notre système de santé », a-t-elle insisté. Parallèlement, l’organisation Sauvons la corporation médicale a annoncé le dépôt d’une plainte contre le médecin identifié comme David Balanganayi. L’organisation non gouvernementale (ONG) évoque un manquement grave à la déontologie médicale, assorti de violences physiques sur une patiente en situation de détresse. Au-delà de l’émotion suscitée, cette affaire relance avec acuité le débat sur le respect des droits des patients, la qualité de l’accueil dans les maternités et les conditions de prise en charge dans certaines structures sanitaires de la capitale congolaise. Plusieurs voix s’élèvent désormais pour réclamer des réformes urgentes, un encadrement plus strict du personnel soignant ainsi que des mécanismes de contrôle efficaces. Pour Solange Lwashiga, aucune femme ne devrait subir une telle violence dans un lieu censé lui sauver la vie. Le silence n’est pas une option face à l’inacceptable. La dignité humaine n’est pas négociable, elle doit être protégée en toutes circonstances.

Jacqueline kangela

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