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Kisangani : Stade Lumumba -14,5 millions disparus, le ministre Budimbu au cœur d’un scandale financier

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En République Démocratique du Congo, l’opinion publique est témoin d’un possible détournement planifié de fonds publics.

Le ministre des Sports, Didier Budimbu, avait obtenu une enveloppe de 14,5 millions USD du Fonds FRIVAO pour la réhabilitation du stade Lumumba à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Plusieurs mois plus tard, aucun signe de travaux. Pas une seule pierre posée, aucun ouvrier à l’horizon. Le stade reste en ruine, et la jeunesse, une fois de plus, est laissée pour compte.

Ce projet qui devait ranimer l’espoir d’une population meurtrie s’est transformé en un silence pesant. Le ministre Budimbu, principal responsable du chantier, ne s’est jamais expliqué. Aucune communication, aucun rapport. Le dossier semble enterré dans les tiroirs de son ministère. Pis encore, aucune instance de contrôle – ni l’IGF, ni la CENAREF, ni la Cour des comptes – ne s’est manifestée pour vérifier l’usage de ces millions. Tout se passe comme si l’on cherchait à étouffer l’affaire.

La responsabilité du ministre ne peut être minimisée. Il disposait des moyens, du mandat et de la visibilité nécessaire. Son inaction est perçue comme une négligence grave, voire une complicité active dans ce qui s’apparente à un détournement pur et simple. L’argent public, destiné à revitaliser le sport national, semble avoir disparu dans les couloirs opaques de l’administration.

À Kisangani, l’indignation grandit. La jeunesse, privée d’infrastructures sportives, se sent trahie. Le stade Lumumba aurait pu devenir un symbole de développement et de relance. Il n’est aujourd’hui qu’un monument de plus à la mauvaise gouvernance. Et ce scandale s’ajoute à une longue série de promesses non tenues par les autorités du pays.

Ce qui choque davantage, c’est le silence des hautes instances : le Premier ministre, le ministre des Finances et autres structures gouvernementales, pourtant informés, n’ont pas réagi. Le dossier semble classé, comme si le peuple n’avait ni droit à la vérité ni droit à la justice. Ce mutisme collectif soulève de graves interrogations sur la réelle volonté de lutter contre la corruption.

John wanyanga

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