Révision de la Constitution en RDC : Jean-Richard Tshibanda (CNDH) relance un débat sensible et appelle à la souveraineté populaire

La question de la révision de la Constitution en République démocratique du Congo revient avec insistance dans le débat public.
Le jeudi 23 avril 2026, la Coordination nationale de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), par la voix de son commissaire à la Sous-Commission permanente des droits civils et politiques, Jean-Richard Tshibanda Nduba, a apporté un éclairage sur cette question sensible lors d’une interview exclusive accordée à TOPAFRICA.INFO. Il a souligné que le débat relatif à la Constitution promulguée en 2006 doit être abordé avec responsabilité, neutralité et dans un esprit de concertation nationale, en prenant en considération les préoccupations exprimées par l’opposition, le régime en place, la société civile ainsi que l’ensemble de la population congolaise. Selon lui, toute réflexion sur une éventuelle révision constitutionnelle doit s’inscrire dans le respect des principes démocratiques, de l’État de droit, de l’intérêt général et de la souveraineté du peuple, afin de garantir des institutions plus adaptées aux réalités actuelles du pays.
Pour lui, le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle ne doit pas être perçu comme une menace pour la démocratie, mais plutôt comme une occasion d’adapter les institutions aux réalités actuelles du pays. Le coordonnateur national de la CNDH reconnaît que les préoccupations exprimées par certains acteurs politiques et membres de la société civile, qui soupçonnent le président Félix Tshisekedi de vouloir prolonger son pouvoir, relèvent du débat démocratique et de la liberté d’expression. Toutefois, il estime que ces inquiétudes ne devraient pas empêcher une réflexion de fond sur la pertinence du texte constitutionnel face aux défis contemporains.

Jean-Richard Tshibanda Nduba rappelle par ailleurs que la Constitution prévoit elle-même les mécanismes de sa révision, notamment par référendum ou par un vote qualifié du Parlement. Il insiste sur le fait que la souveraineté nationale appartient au peuple, appelé à se prononcer sur toute réforme majeure. Il a également plaidé pour une plus grande implication de la Commission nationale des droits de l’homme dans les grandes décisions nationales, tout en appelant au renforcement de la collaboration entre les institutions pour garantir des décisions inclusives et respectueuses de l’État de droit. Dans un message d’unité, TSHIBANDA NDUBA a invité les Congolais à accompagner toutes les initiatives visant à consolider la souveraineté nationale et à renforcer les bases démocratiques du pays.
Anaïs ANSIMA




