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RDC : « Le dialogue est notre dernière chance pour sauver la Nation », alerte Priss Mwabi Tambwe à l’occasion du GENECOST

À l’occasion de la commémoration de la Journée du GENECOST, l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation (ADIR) a lancé un appel solennel en faveur d’un dialogue national véritablement inclusif afin de mettre un terme à la crise sécuritaire, humanitaire et politique qui continue d’ébranler la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration rendue publique le 02 Août 2026 à Kinshasa devant le milieu des gens, le président de l’ADIR, Priss Mwabi Tambwe, a affirmé que son organisation s’exprime au nom des millions de Congolais victimes des conflits armés, des violences et de la précarité qui frappent plusieurs régions du pays. « Le dialogue est notre dernière chance pour sauver la Nation. Aucun intérêt politique ou militaire ne peut être placé au-dessus de la vie des Congolais. L’heure est venue de faire taire les armes et de privilégier une concertation sincère, inclusive et responsable pour construire une paix durable », a déclaré Priss Mwabi Tambwe.

L’ADIR déplore la persistance des violences, des crimes et des violations des droits humains qui, selon elle, alimentent un profond sentiment de frustration, d’insécurité et de désespoir au sein de la population. Le mouvement estime que les principaux acteurs de la crise, qu’ils appartiennent au Gouvernement, à l’AFC/M23 ou à l’opposition non armée, demeurent campés sur des positions divergentes, sans accorder une attention suffisante aux souffrances quotidiennes des citoyens. Pour l’Alliance, seule une démarche fondée sur un dialogue sincère, franc, responsable et inclusif permettra de parvenir à une véritable réconciliation nationale et d’ouvrir la voie à des solutions durables pour la paix et la stabilité du pays. Tout en saluant les différentes initiatives de paix en cours, notamment celles portées par certaines confessions religieuses, l’ADIR s’interroge sur leur caractère réellement inclusif. Elle plaide pour une participation effective de toutes les composantes de la Nation, notamment les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec handicap, les organisations de la société civile, les chefs coutumiers, le secteur privé, les syndicats ainsi que les forces politiques et sociales du pays.

L’organisation appelle également les autorités congolaises à communiquer de manière transparente sur l’évolution des démarches de paix, estimant que le dialogue demeure la voie la plus efficace, la moins coûteuse et la plus durable pour mettre fin à la crise. L’ADIR exprime par ailleurs son inquiétude face à ce qu’elle qualifie d’attitude hésitante de la communauté internationale. Elle regrette que les intérêts liés à l’exploitation des ressources naturelles semblent parfois prendre le pas sur les efforts destinés à rapprocher les différentes parties au conflit.

Le mouvement interpelle les acteurs nationaux et internationaux sur leur responsabilité historique et s’interroge sur la mise en œuvre effective des principaux mécanismes de paix, notamment l’Accord de Washington, les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, le processus de Luanda ainsi que les initiatives de Doha. Selon Priss Mwabi Tambwe, le peuple congolais est aujourd’hui épuisé par des décennies de violences et attend des décisions courageuses plutôt que de nouvelles promesses. Il a lancé un avertissement à l’ensemble des responsables politiques congolais ainsi qu’à la communauté internationale, rappelant que chacun portera une part de responsabilité si aucune solution durable n’est trouvée. Réaffirmant son engagement en faveur d’un dialogue véritablement inclusif, de la réconciliation nationale et d’une paix durable, l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation invite tous les Congolais à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation, la réconciliation plutôt que la division et la paix plutôt que la violence. Elle appelle enfin les filles et les fils de la République démocratique du Congo à défendre ensemble l’intérêt général, à préserver l’unité nationale, la dignité humaine et la souveraineté du pays.

Jacqueline kangela

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