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RDC : Le mouvement citoyen MCMR dénonce la “double tarification” sur les retraits mobiles à Uvira

Le Mouvement Citoyen Machozi ya Raiya (MCMR-RDC) monte au créneau contre ce qu’il qualifie de « fraude numérique institutionnalisée » dans le secteur de la téléphonie mobile.

Dans un communiqué publié le dimanche 9 novembre, le mouvement alerte sur la double tarification illégale appliquée aux retraits d’argent via les services mobiles en République Démocratique du Congo.

Selon le MCMR-RDC, plusieurs opérateurs Airtel Money, M-Pesa/Vodacom, Orange Money et AfriMoney imposeraient des frais de retrait jugés excessifs, allant jusqu’à 10 % du montant retiré, en plus des tarifs officiellement réglementés. Une situation que le mouvement assimile à une extorsion à ciel ouvert.

Des pratiques abusives pointées du doigt

Le communiqué du MCMR-RDC liste plusieurs abus fréquemment observés :

des frais de retrait illégaux atteignant jusqu’à 10 % ; des frais d’envoi abusifs lors des dépôts ; et des surtaxes imposées arbitrairement lors de la conversion ou du retrait en dollars.

Interrogé sur cette question, Emmanuel Abedi Pascal, coordonnateur urbain du mouvement à Uvira, estime que ces pratiques « mettent en péril la stabilité économique des ménages et des petits commerçants », largement dépendants des services de transfert mobile pour leurs échanges quotidiens.

Des exigences claires aux autorités

Face à ce qu’il considère comme une dérive grave du système financier mobile, le MCMR-RDC demande :

une intervention urgente des autorités monétaires et de régulation des télécommunications ;l’ouverture d’une enquête approfondie pour identifier les responsables de ces abus ;des sanctions exemplaires à l’encontre des agents et opérateurs impliqués ;et une réforme interne des entreprises concernées pour assainir le secteur.

Vers une mobilisation citoyenne

Le mouvement prévient que, faute d’une réaction rapide des autorités, la population pourrait engager des actions citoyennes d’envergure pour exiger :

le respect strict des tarifs officiels ;et la fin immédiate de ce qu’il qualifie de “volélectronique”.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux pendant que les Congolais se font dépouiller à chaque transaction », conclut le communiqué du Machozi ya Raiya.

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