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Bukavu sous les eaux : Olive Mudekereza, la voix des sans-voix face aux drames humains et à l’inaction

Les catastrophes naturelles à répétition enregistrées dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, continuent de semer le deuil et la désolation au sein de nombreuses familles, tout en causant d’importantes pertes matérielles.

Une situation alarmante qui préoccupe profondément le député national Olive Mudekereza, élu de Bukavu et porte-voix des populations vulnérables. Lors de sa prise de parole à l’Assemblée nationale, ce week-end, l’honorable Olive Mudekereza a exprimé son indignation face à l’ampleur des dégâts causés par les pluies diluviennes qui s’abattent régulièrement sur sa circonscription électorale. Dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et les conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’élu a adressé un message de compassion et de solidarité aux familles endeuillées et aux victimes de ces catastrophes naturelles. Tout en appelant la population de Bukavu à l’unité et à la résilience, le député a regretté les souffrances persistantes endurées par ses concitoyens, malgré les efforts engagés par les autorités nationales en vue du rétablissement de la paix. « Tout en partageant la douleur et la souffrance que traversent les familles endeuillées ainsi que toutes celles touchées par ces dégâts irréparables, je leur adresse mes sincères condoléances et toute ma compassion », a déclaré Olive Mudekereza devant ses collègues députés.

Déjà, lors d’un point de presse tenu le jeudi 17 mars à Kinshasa, l’élu de Bukavu avait interpellé le gouvernement sur l’urgence de revoir en profondeur le plan d’urbanisation et d’aménagement du territoire, non seulement pour la ville de Bukavu, mais aussi pour d’autres grandes agglomérations du pays exposées à des risques permanents. Cette sortie médiatique faisait suite aux multiples catastrophes ayant récemment frappé le chef-lieu du Sud-Kivu, notamment les pluies torrentielles ayant provoqué d’importants dégâts matériels.Craignant une disparition progressive de la ville de Bukavu, Olive Mudekereza exhorte les autorités compétentes à agir sans délai afin d’éviter des pertes en vies humaines et des destructions supplémentaires.« La ville de Bukavu mérite une attention particulière. Conçue initialement pour environ 100 000 habitants, elle en compte aujourd’hui plus d’un million. Bukavu, autrefois vitrine de beauté de l’Afrique et du Congo, est en train de disparaître. « Si rien n’est fait, nous risquons un jour de nous retrouver tous dans le lac Kivu. Aujourd’hui, pas demain : demain se construit aujourd’hui « , a-t-il averti.

Dans cette dynamique de plaidoyer, dans un entretien avec le Média TOP-AFRICA , l’honorable Mudekereza insiste pour que Bukavu serve de point de départ à un vaste programme national d’urbanisation maîtrisée. Il appelle également la population à éviter les constructions anarchiques, souvent érigées dans des zones à haut risque, mettant ainsi des vies humaines en danger. Par ailleurs, fidèle à son rôle de défenseur des couches sociales défavorisées, Olive Mudekereza a profité de son intervention pour demander au gouvernement de faire respecter strictement la loi révisée portant sur la réduction de certains frais légaux, passés de 20 000 dollars américains à 10 000 dollars. Selon lui, l’application effective de cette mesure constitue un soulagement réel pour de nombreuses familles déjà éprouvées par la pauvreté, l’insécurité et les catastrophes naturelles. Il a dénoncé toute tentative de contournement de cette loi, estimant qu’elle prive les citoyens de leurs droits et aggrave davantage leurs souffrances.

Pour rappel, ce vendredi 12 décembre 2025, une pluie diluvienne s’est de nouveau abattue sur la ville de Bukavu, occasionnant d’importants dégâts matériels et ravivant la peur au sein de la population. Face à cette situation récurrente, l’honorable Olive Mudekereza se positionne plus que jamais comme le porte-parole des voix sans voix, déterminé à faire entendre, au plus haut niveau de l’État, la détresse et les attentes légitimes des habitants de Bukavu.

Jérémie Baraka

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