Mwenga : la société civile alerte sur l’exploitation illicite des minerais à Tanda Kaseti

La société civile du territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à l’exploitation illicite des minerais observée dans le groupement de Kaseti, au sein de la chefferie des Wamuzimu.
Cette activité minière non réglementée, dénoncée depuis plusieurs années, continue de menacer l’environnement, les infrastructures publiques et la sécurité des populations locales. Dans une correspondance adressée le 20 janvier 2026 au chef de groupement Balighi, basé à Mazozo, et dont une copie est parvenue à la rédaction de TOP AFRICA, le cadre de concertation de la société civile de Mwenga, par la voix de son coordinateur Bienfait Fadhili Mulonda-Za-Lubanda, interpelle les autorités locales, provinciales et nationales sur la gravité de la situation.
Selon cette structure citoyenne, l’exploitation artisanale incontrôlée des minerais dans la zone de Tanda Kaseti représente une menace sérieuse pour l’équilibre écologique et le cadre de vie des communautés riveraines. Bien que cette pratique soit ancienne et régulièrement dénoncée, aucune mesure durable n’a jusqu’ici permis d’y mettre un terme. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce vendredi 23 janvier 2026, la société civile cite notamment les sites de Kangambo, Ma Pigeons et Mutego ya Panya comme étant parmi les plus affectés. L’activité minière s’y poursuit en dépit des multiples alertes lancées par les acteurs locaux. Les risques évoqués concernent, entre autres, certaines aires protégées, la Route Nationale numéro 2 (RN2) ainsi que des habitations privées construites à proximité des zones d’exploitation. Face à cette situation jugée alarmante, la société civile de Mwenga appelle à l’organisation urgente d’une concertation communautaire sous l’égide du chef de groupement. Cette rencontre devrait permettre aux différentes parties prenantes de réfléchir ensemble à des solutions durables visant à mettre fin à l’exploitation illicite des minerais, tout en assurant la protection des populations et la préservation des ressources naturelles.
À travers cette démarche, la société civile réaffirme son rôle de porte-voix des communautés vulnérables et exhorte les autorités compétentes à assumer pleinement leurs responsabilités, afin que les richesses du sous-sol ne continuent plus à se transformer en source de souffrance pour les populations locales.
Arielle Bwinja




