Sud-Kivu : La société civile de Luhwindja soutient la reconnaissance de Mwami Chibwire Chamwaza II par le VPM Jacquemain Shabani

Dans un élan d’espoir retrouvé, la société civile de la chefferie de Luhwindja, en collaboration avec l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC), salue avec ferveur la décision du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, mettant fin à plusieurs années de gestion illégitime à la tête de cette entité coutumière du Sud-Kivu.
L’arrêté ministériel récemment pris, qui reconnaît Sa Majesté Mwami Chibwire Chamwaza II Eloi comme autorité coutumière légitime, est perçu par la population comme un tournant décisif dans la restauration de la paix, de la légalité et de la dignité dans cette chefferie longtemps secouée par des abus d’autorité et des pratiques antidémocratiques.
Une ère de souffrance et d’oppréssion dénoncée
Pendant de nombreuses années, la population de Luhwindja a vécu sous l’emprise d’un pouvoir jugé illégitime imposé par la force, l’intimidation et la répression. Arrestations arbitraires, actes de torture, népotisme, spoliation des ressources économiques locales et anarchie généralisée avaient fini par instaurer un climat de peur et d’injustice.Selon les témoignages recueillis auprès de la société civile locale, ce régime s’était allié à des groupes armés, notamment les Maï-Maï, certains éléments hutus étrangers, et plus récemment le M23, dans le but de se maintenir indéfiniment au pouvoir.
Des liens inquiétants avec le M23 dénoncés
Il est à signaler que certains membres de la communauté de la chefferie de Luhwindja ont adhéré au M23 et y jouent des rôles importants. C’est pourquoi la société civile de Luhwindja demande l’implication des autorités compétentes au niveau national pour trouver une solution durable. Selon cette structure citoyenne, toutes les personnes qui contestent la reconnaissance officielle du Mwami Chibwire Chamwaza II sont en réalité affiliées et très actif au Mouvement M23.
La même source affirme qu’à ce jour, la chefferie de Luhwindja constitue une source majeure de financement du M23, en raison de ses importantes potentialités minières. En effet, l’usine Twangiza Mining (anciennement Banro), située dans cette entité, est aujourd’hui exploitée par le M23, en complicité avec certains notables du coin.Les preuves de ces allégations existent et sont à la disposition des autorités compétentes, souligne la société civile, qui appelle à une enquête rigoureuse.
Un combat citoyen salué
Malgré la répression, les forces vives locales, en particulier les jeunes réunis au sein de l’UJCC, ont mené un long combat citoyen pour le rétablissement de l’ordre coutumier légal. Plusieurs militants ont payé ce combat de leur liberté, voire de leur vie, dans l’indifférence générale. C’est pourquoi la décision du Vice-Premier Ministre Shabani est perçue comme une victoire morale pour toute une communauté :
« Ce geste vient réparer une profonde injustice et redonne espoir à toute une population. Il vient également restaurer la confiance envers nos institutions coutumières et étatiques », a déclaré un représentant de la société civile de Luhwindja.
Un message de gratitude aux autorités nationales
La société civile adresse ses vives félicitations et ses sincères remerciements à Son Excellence Monsieur Jacquemain Shabani, saluant une décision empreinte de sagesse et de courage politique. Elle rend également hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la confiance placée en son Vice-Premier Ministre en cette période sensible.
Enfin, elle exprime son soutien indéfectible à Sa Majesté le Mwami Chibwire Chamwaza II Eloi, désormais reconnu comme l’unique autorité coutumière légitime de Luhwindja, et l’encourage à poursuivre sa mission dans l’intérêt supérieur de sa communauté.
Un appel à la paix et à la reconstruction
Dans une région meurtrie par les conflits et l’exploitation abusive de ses ressources, cette reconnaissance officielle ouvre la voie à une réconciliation durable et à un développement inclusif. La société civile invite donc toutes les parties à se rallier à cette dynamique de légitimité et de légalité, afin de construire un avenir plus juste pour les générations à venir.




