RDC : le Cri des Victimes du Congo réclame une enquête internationale sur de présumées violations des droits humains à Goma

L’organisation Cri des Victimes du Congo (CVC) lance un appel pressant à la communauté internationale pour l’ouverture d’une enquête indépendante sur des allégations de graves violations des droits humains et d’atteintes à la souveraineté de la République démocratique du Congo dans les zones sous occupation, particulièrement dans la ville de Goma.
Dans une alerte publiée le 1er juillet 2026, le CVC affirme avoir recueilli des informations et des témoignages faisant état de la présence présumée d’éléments des forces de sécurité rwandaises à Goma, qui seraient impliqués dans des opérations de répression visant des civils. Selon l’organisation, plusieurs personnes auraient été prises pour cible après avoir exprimé pacifiquement des opinions ou des slogans favorables aux autorités congolaises. Le CVC souligne que si ces allégations sont confirmées, elles constitueraient de graves violations des droits humains, du droit international humanitaire ainsi que du principe de souveraineté des États. Tout en condamnant fermement toute attaque contre les populations civiles, quelle qu’en soit l’origine, l’organisation rappelle que les civils ne doivent jamais être intimidés ni réprimés pour l’expression pacifique de leurs opinions. Elle appelle les Nations Unies, la Cour pénale internationale, les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains ainsi que les organisations compétentes à diligenter des enquêtes indépendantes, impartiales et crédibles afin d’établir les faits et d’identifier les éventuelles responsabilités. Le CVC attire également l’attention sur la situation humanitaire des populations de l’est de la RDC, qui, selon l’organisation, continuent de subir les conséquences des conflits armés, notamment les déplacements forcés, les violences et de profonds traumatismes.
Face à cette réalité, l’organisation plaide pour une protection immédiate des civils, le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République démocratique du Congo, l’identification des auteurs des violations qui seraient établies ainsi qu’un accompagnement renforcé des victimes, notamment à travers la prise en charge psychosociale et un meilleur accès à la justice. Estimant que le silence et l’inaction risquent d’aggraver la crise humanitaire et de favoriser l’impunité, le Cri des Victimes du Congo réaffirme son engagement à documenter les violations alléguées, à défendre les droits des victimes et à promouvoir la vérité, la justice et la réparation dans le respect du droit national et international.
ANAËL AMP




