Haut-Katanga sous alerte : les FARDC dénoncent un plan de déstabilisation

À Lubumbashi, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé une mise en garde ferme contre toute tentative de déstabilisation dans la province du Haut-Katanga.
Cette alerte a été donnée ce vendredi 27 mars lors d’une parade mixte présidée par le chef d’état-major général, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe. Devant les troupes, le haut responsable militaire a dénoncé des manœuvres qu’il attribue au Rwanda, accusé de chercher à recruter de jeunes Congolais à travers de fausses promesses, notamment dans le secteur minier. Selon lui, ces actions viseraient à créer de nouveaux foyers d’insécurité, en particulier dans le territoire de Mitwaba.
Le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe a évoqué l’existence de groupes déjà signalés dans la zone de Lusinga, affirmant qu’ils s’inscrivent dans un projet plus large visant à relancer l’insécurité dans la région. Il a pointé du doigt une organisation qu’il qualifie de « machination » préparée depuis Kigali. Au cours de cette parade organisée au camp major Vangu, un officier présumé impliqué dans des activités de recrutement a été présenté, ainsi que son complice. Pour le commandement militaire, ces interpellations illustrent la réalité des tentatives d’infiltration.
Face à cette situation, les FARDC appellent à la vigilance et à l’unité au sein des forces de défense et de sécurité. Le chef d’état-major a insisté sur la discipline, invitant les militaires et les policiers à ne pas céder à la manipulation ni aux divisions internes. Il a averti que toute forme de complicité sera sévèrement sanctionnée. Cette mise en garde intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans le territoire de Mitwaba. Des incursions ont été signalées dans la zone de Lusinga, située dans le parc national de l’Upemba, ainsi que dans le village de Konga, à une trentaine de kilomètres de Mitwaba-centre. Selon les autorités militaires, cette localité a récemment été visée par une attaque attribuée à un mouvement insurrectionnel lié aux Maï-Maï Bakata Katanga. Dans ce climat, les FARDC réaffirment leur détermination à contenir toute résurgence de groupes armés et à assurer la protection des populations civiles.
Aimelia KULI




