Nord-Kivu et Sud-Kivu : la SYDHCO dénonce la marche organisée par l’AFC/M23 et appelle au respect des droits de la population

La Synergie des Organisations des Droits de l’Homme du Congo (SYDHCO) a vivement réagi à la marche organisée ce mardi 29 juillet 2026 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par l’AFC/M23.
Dans une déclaration rendue publique, son coordonnateur national, Me Espoir Tabaro, a dénoncé ce qu’il qualifie d’exactions et de violations des droits de l’homme commises à l’encontre des populations vivant dans les zones sous contrôle du mouvement. Selon Me Espoir Tabaro, des habitants auraient été contraints de participer à cette manifestation, organisée, d’après lui, pour contester le processus de révision constitutionnelle. Il affirme également que cette mobilisation aurait impliqué des structures qu’il décrit comme des organisations fictives ainsi que des acteurs se réclamant de la société civile sans identité clairement établie.
Le coordonnateur national de la SYDHCO rappelle que toute réforme de la Constitution est encadrée par les dispositions de l’article 218 de la Constitution de la République démocratique du Congo. À ses yeux, un mouvement insurrectionnel ne saurait se substituer aux mécanismes prévus par la loi fondamentale en matière de révision constitutionnelle. Abordant la perspective d’un dialogue inclusif annoncé par le Chef de l’État, Me Espoir Tabaro estime que cette initiative devrait avoir pour priorité la préservation de la souveraineté nationale ainsi que le rétablissement d’une paix durable dans l’est du pays. Il soutient que ce processus devrait être guidé par les intérêts du peuple congolais plutôt que par un partage du pouvoir, tout en plaidant pour une participation active de la jeunesse, qu’il considère comme un pilier de la souveraineté nationale et de la consolidation des institutions de la République. À travers cette prise de position, la SYDHCO appelle les parties concernées à privilégier le respect des droits fondamentaux des populations civiles et à promouvoir des solutions pacifiques face à la crise sécuritaire qui perdure dans l’est de la République démocratique du Congo.
Jacqueline Kangela




