RDC : l’ASADHO mobilise la jeunesse pour renforcer le leadership féminin et défendre l’espace civique

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) a organisé, ce vendredi 4 septembre 2026 à Kinshasa, un forum estudiantin consacré à la participation accrue des femmes aux initiatives de promotion et de protection de l’espace civique en République démocratique du Congo.
Organisée dans le cadre du projet « Engager les jeunes dans la promotion et la protection de l’espace civique en RDC », cette rencontre s’est tenue dans la salle Garamba du nouveau bâtiment de l’administration publique, anciennement appelé « Tembe na Tembe ». Environ 80 jeunes, filles et garçons, ont pris part à cette séance de formation destinée à les sensibiliser aux enjeux liés à l’espace civique, au leadership féminin ainsi qu’au rôle que les femmes peuvent jouer dans la consolidation de la démocratie et de la gouvernance participative en RDC.
Prenant la parole, Jean-Claude Katende, président national de l’ASADHO, a indiqué que cette rencontre visait notamment à renforcer les connaissances des jeunes sur les différents obstacles qui limitent encore la participation des femmes à la vie publique. Il a notamment cité la misogynie, les violences basées sur le genre, les stéréotypes, les discriminations ainsi que différentes formes d’exclusion auxquelles les femmes peuvent être confrontées dans leur engagement citoyen. « Cette activité vise à renforcer les connaissances des jeunes sur les différents obstacles qui limitent la participation des femmes à la vie publique. Nous voulons également favoriser un dialogue inclusif entre les jeunes femmes, les jeunes hommes et les personnes ressources, afin de réfléchir aux stratégies permettant de renforcer le leadership féminin et de promouvoir des initiatives citoyennes en faveur des droits et libertés fondamentales », a déclaré Jean-Claude Katende. Pour l’ASADHO, il s’agit également de créer un cadre de dialogue inclusif et intergénérationnel réunissant jeunes femmes, jeunes hommes et personnes ressources autour des stratégies susceptibles de favoriser une participation plus importante des femmes à la vie publique. L’organisation souhaite par ailleurs encourager les jeunes à développer des micro-initiatives citoyennes en faveur des droits humains, des libertés fondamentales et d’un espace civique plus inclusif au sein des établissements d’enseignement supérieur et des communautés.

Au micro de TOP-AFRICA, plusieurs participants ont salué cette initiative, estimant que la question du leadership féminin demeure un enjeu important pour la société congolaise. Ils ont notamment apprécié l’occasion d’approfondir leurs connaissances sur leurs droits, leurs responsabilités citoyennes et l’importance de la participation des femmes à la gestion de la chose publique. « Nous remercions l’ASADHO pour cette initiative qui nous permet de mieux comprendre l’importance de la participation des femmes dans la vie publique. Cette formation nous encourage, en tant que jeunes, à rêver grand et à jouer pleinement notre rôle dans la construction d’une société démocratique et inclusive », a témoigné un participant.
Un autre jeune a souligné l’importance du thème abordé pour la jeunesse congolaise : « Nous avons compris que les jeunes femmes doivent être davantage encouragées à prendre des responsabilités et à participer aux initiatives citoyennes dans nos établissements et dans nos communautés. » Les participants ont également appelé à la multiplication de ce type d’activités dans les universités et au sein des communautés afin de permettre aux jeunes femmes et aux jeunes hommes de mieux connaître leurs droits, de renforcer leur engagement citoyen et de devenir davantage des acteurs du changement.

À l’issue de ce forum, l’ASADHO entend recueillir les recommandations formulées par les participants afin de les intégrer dans son plaidoyer en faveur d’une participation accrue des femmes et d’un leadership féminin renforcé dans les initiatives de promotion et de protection de l’espace civique en RDC. À travers cette activité, l’organisation entend contribuer à l’émergence d’une jeunesse consciente de ses droits et responsabilités, capable de participer activement à la construction d’un espace civique plus inclusif, dans lequel femmes et hommes disposent des mêmes possibilités de s’exprimer, de s’engager et de contribuer aux décisions qui concernent l’avenir de la République démocratique du Congo.
ANAËL AMP




