ONU 2027 : le futur Secrétaire général au cœur d’un choix stratégique mondial

Les auditions des candidats à la succession de António Guterres ont débuté ce mardi 21 avril, ouvrant une séquence décisive dans la désignation du prochain Secrétaire général de Organisation des Nations unies. À l’horizon 2027, le futur titulaire du poste devra diriger une institution confrontée à des défis d’une ampleur inédite : conflits armés persistants, dérèglement climatique, crises humanitaires à répétition et recomposition des équilibres géopolitiques.Quatre personnalités de premier plan sont actuellement en lice, chacune portant une vision distincte du multilatéralisme et du rôle de l’ONU dans un monde en mutation.Parmi elles, Macky Sall, ancien président du Sénégal (2012-2024), s’est imposé comme une figure majeure sur la scène africaine. Ancien président de l’Union africaine, il a plaidé pour une meilleure représentation du continent au sein des instances internationales. Son expérience politique et son engagement en faveur du développement et de la stabilité constituent des atouts de poids.
Autre candidate de premier plan, Michelle Bachelet, ancienne cheffe d’État du Chili à deux reprises, bénéficie d’une solide crédibilité internationale. Ex-Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle est reconnue pour son action en faveur des droits humains, de l’égalité des genres et de la justice sociale, incarnant une approche résolument inclusive de la gouvernance mondiale.Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), se distingue par son profil technocratique. Ancienne vice-présidente du Costa Rica, elle s’est spécialisée dans les questions de développement durable, de financement international et de réduction des inégalités, séduisant les partisans d’une gestion pragmatique des crises globales.. Enfin, Rafael Grossi, diplomate argentin et directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’est illustré dans la gestion de dossiers nucléaires sensibles, notamment en Iran et en Ukraine. Sa maîtrise des enjeux de sécurité internationale et ses compétences en négociation renforcent sa stature dans un contexte marqué par de fortes tensions stratégiques.
À mesure que se poursuivent les auditions, les États membres de l’ONU devront arbitrer entre ces profils aux trajectoires complémentaires. Le futur Secrétaire général aura la responsabilité de restaurer l’efficacité et la crédibilité d’une organisation souvent critiquée, mais dont le rôle demeure central dans la régulation des crises internationales.
Rodrigue Kasinde




