Kinshasa -Maluku : les victimes du phénomène Mobondo réclament une prise en charge urgente

À Maluku, dans la périphérie de Kinshasa, des victimes et personnes déplacées internes ayant fui les violences liées au phénomène Mobondo vivent dans des conditions précaires et appellent à une intervention urgente des autorités et des organisations humanitaires.
Dans un communiqué publié le 12 septembre 2026, le Cri des Victimes du Congo pour les Droits de l’Homme (CVC-DH) alerte sur la situation de vulnérabilité de ces personnes, après des entretiens directs menés avec elles à Maluku. L’organisation affirme avoir constaté une insuffisance d’assistance et l’absence d’une prise en charge adéquate depuis leur arrivée dans cette partie de la capitale.
Selon le CVC-DH, ces victimes et personnes déplacées internes sont exposées à plusieurs risques, notamment la précarité, l’insuffisance d’aide humanitaire et de nouvelles violations de leurs droits fondamentaux. L’organisation estime qu’une réponse urgente, coordonnée et centrée sur les besoins des victimes est nécessaire.
Le CVC-DH demande notamment l’identification et l’enregistrement immédiats des victimes et des personnes déplacées internes. Il plaide également pour leur prise en charge humanitaire, médicale, psychosociale et juridique, en fonction de leurs besoins.
L’organisation des droits de l’homme recommande par ailleurs la mise en place, à Maluku, d’un mécanisme accessible de protection et de référencement permettant aux victimes d’obtenir rapidement l’assistance appropriée. Elle appelle également à évaluer leurs besoins en matière de justice, de réparation et d’indemnisation à travers les mécanismes compétents.
Face à cette situation, le CVC-DH sollicite une mission conjointe urgente de protection et d’évaluation afin de mieux documenter les besoins des victimes et de prévenir une aggravation de leur vulnérabilité.
L’organisation appelle ainsi les autorités compétentes et les partenaires nationaux et internationaux à agir rapidement en faveur de ces populations affectées par les violences. Pour le CVC-DH, l’absence d’une réponse adaptée risque de renforcer l’exclusion et la vulnérabilité des victimes.
La protection des civils et la restauration de la dignité humaine des victimes demeurent au cœur de cet appel. Le CVC-DH rappelle que la protection des civils est une obligation et que la dignité des victimes constitue un droit.
L’organisation conclut son appel par un message : « Rien sans les victimes, tout pour les victimes. »




