Assemblée nationale : Voici la date exacte que sera élu le successeur de Vital Kamerhe

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo se prépare à une nouvelle étape de sa vie institutionnelle.
Le rapporteur du bureau, Jacques Djoli, a annoncé le mardi 4 novembre que l’élection du nouveau président de la Chambre basse et celle du rapporteur adjoint se tiendront le jeudi 13 novembre 2025. Cette décision fait suite à la réunion du bureau et de la conférence des présidents, tenue dans un climat de grande attente politique. Selon les informations officielles, le député Aimé Boji Sangara a été désigné candidat unique de l’Union sacrée de la nation pour succéder à Vital Kamerhe, démissionnaire depuis septembre dernier.
Du côté du poste de rapporteur adjoint, laissé vacant après le départ de Dominique Munongo, Clotilde Mutita a été proposée par le groupe parlementaire Ensemble pour la République. Deux autres députés, Gratien Iracan et Christelle Vuanga, tous deux non-inscrits, ont également manifesté leur intention de concourir pour ce poste.
Un calendrier électoral resserré et une procédure encadrée
Conformément à l’article 27 du règlement intérieur, les candidatures seront reçues pendant trois jours. « À partir de samedi, les dossiers seront examinés par une commission technique mise en place par le bureau de l’Assemblée nationale », a précisé Jacques Djoli.

Les candidatures pourront être présentées par la majorité, l’opposition, un parti politique, un groupe parlementaire ou à titre indépendant, ouvrant ainsi la voie à un processus que beaucoup espèrent transparent et inclusif.
Campagne et plénière solennelle
Les journées des 11 et 12 novembre seront consacrées à la campagne électorale, période pendant laquelle les candidats défendront leur vision pour la gouvernance parlementaire et la défense des intérêts du peuple congolais. Le vote solennel se tiendra le jeudi 13 novembre à partir de 13h, au cours d’une plénière publique. Les candidats retenus auront chacun la possibilité de présenter leur message de campagne avant le scrutin.Une fois élus, le président et le rapporteur adjoint seront officiellement installés, marquant ainsi la reprise effective des travaux parlementaires interrompus depuis la démission de Vital Kamerhe.
Entre stabilité politique et attentes populaires
Cette élection intervient dans un contexte où la population congolaise attend des institutions plus proches des réalités sociales, plus attentives à la misère, à la justice et au développement équitable des provinces. Pour de nombreux observateurs, le choix du futur président de l’Assemblée nationale sera un test de maturité politique pour la majorité, mais aussi une épreuve de confiance démocratique vis-à-vis du peuple congolais, qui aspire à un Parlement réellement au service de la nation.
Anaïs ANSIMA




