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Kinshasa : l’ASADHO et la FBCP alertent sur des détentions dans des cachots clandestins

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) s’inquiètent des arrestations et des détentions qu’elles qualifient d’irrégulières dans des cachots clandestins en République démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa.

Dans un communiqué conjoint publié le 8 octobre 2026, les deux organisations affirment que plus de 300 personnes, parmi lesquelles des officiers supérieurs, des policiers, des militaires et des civils, seraient détenues dans des cachots situés au camp Colonel-Tshatshi, dans la commune de Ngaliema. Elles signalent également la présence de militaires, dont deux femmes, dans des lieux de détention qu’elles situent au Palais de Marbres.Selon ces organisations de défense des droits humains, les personnes détenues dans ces lieux seraient privées de visites familiales, d’accès à un avocat et de visites du procureur de la République. Elles dénoncent également l’insuffisance du suivi médical dont bénéficieraient les détenus. Face à cette situation, l’ASADHO et la FBCP appellent le président de la République à faire ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités, de faire fermer les cachots concernés et de sanctionner, le cas échéant, les personnes impliquées. Elles demandent également que les personnes détenues soient présentées aux autorités judiciaires compétentes.

Les deux organisations invitent par ailleurs les députés nationaux à interpeller le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur ainsi que le ministre d’État, ministre de la Justice, afin qu’ils s’expliquent sur l’existence de ces lieux de détention et sur la situation des personnes qui y seraient détenues. Cette alerte remet au centre du débat la question du respect des droits fondamentaux, des garanties judiciaires et de la légalité des détentions en République démocratique du Congo. La clarification de ces allégations par les autorités compétentes apparaît essentielle pour renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, consolider l’État de droit et contribuer à la paix et à la cohésion sociale.

Jacqueline Kangela

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