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Sénat en RDC : l’AFDC-A dénonce un “choix imposé” et conteste la candidature de Norbert Basengezi

La désignation du sénateur Norbert Basengezi Katintima au poste de deuxième vice-président du Sénat continue de susciter des réactions au sein de la majorité.

Au sein du regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), ce choix est perçu comme une surprise et soulève des incompréhensions. Dans une déclaration accordée ce mardi 31 mars à TOPAFRICA.INFO, le porte-parole de l’AFDC, Bellarmin Byamungu, affirme que cette candidature aurait dû revenir à leur regroupement politique. Selon lui, l’AFDC-A estime être en droit de proposer un candidat pour ce poste, après le départ de son leader, Modeste Bahati Lukwebo. « Nous avons été surpris par cette décision de l’Union sacrée de la Nation. Logiquement, après la perte de ce poste, il revenait à l’AFDC-A de proposer un remplaçant », a-t-il expliqué.

Le porte-parole déplore également un manque de concertation. Il affirme que leur regroupement n’a pas été consulté, alors même que son président, Bahati Lukwebo, est membre du Présidium de l’Union sacrée de la Nation. De son côté, le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, a officiellement déposé ce même mardi la candidature de Norbert Basengezi Katintima. Dans sa correspondance adressée au président du Sénat, il précise que ce choix a été validé par l’autorité de référence de la coalition, le président Félix Tshisekedi. Par ailleurs, le bureau du Sénat a déjà fixé le calendrier de cette élection. Le processus, lancé depuis le 30 mars, prévoit notamment l’examen des candidatures, la publication des listes, ainsi que la campagne électorale. L’élection et l’installation du nouveau deuxième vice-président sont prévues pour le vendredi 3 avril 2026. Ce poste est devenu vacant après la démission de Modeste Bahati Lukwebo. Celui-ci avait été fragilisé par une pétition initiée par le sénateur Dany Kabongo, ayant recueilli plus de 80 signatures. Les signataires lui reprochaient notamment son incompétence, dans un contexte marqué par des tensions autour de la question de la révision constitutionnelle. Dans ce climat politique tendu, cette nouvelle controverse met en lumière les frustrations internes au sein de la majorité, et relance le débat sur la représentativité et le respect des équilibres politiques au sein des institutions.

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