Liberté d’expression en RDC : la FBCP dénonce la détention de WANGA Bwanganga Fils et exige la fermeture des cachots clandestins

La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) a exprimé sa profonde préoccupation face à la détention de Monsieur WANGA Bwanganga Fils, un citoyen congolais de 32 ans, marié et père de trois enfants, résidant au quartier Mikonga, dans la commune de N’sele à Kinshasa.
Dans un communiqué de presse publié le 8 avril 2026 ,dont une copie est parvenue à TOPAFRICA , cette organisation de défense des droits humains dénonce ce qu’elle qualifie d’atteinte grave à la liberté d’expression et au respect des procédures judiciaires en République démocratique du Congo. Selon la FBCP, WANGA Bwanganga Fils a été arrêté le 28 novembre 2025 par des agents du CNC avant d’être transféré à la prison militaire de Ndolo le 4 avril 2026. Il serait poursuivi pour « faux bruits » et « outrage à la personne du Chef de l’État », le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
D’après les informations relayées par l’organisation, le détenu participait régulièrement à des analyses politiques sur les réseaux sociaux dans le cadre d’échanges d’opinions citoyennes. La FBCP affirme qu’après plusieurs interventions jugées pertinentes, il aurait été contacté par téléphone par un individu lui proposant une collaboration avec le gouvernement congolais, sous prétexte qu’il produisait de bonnes analyses politiques. Toujours selon le communiqué, une somme de 20 dollars américains lui aurait été envoyée pour couvrir ses frais de déplacement afin de se rendre à un rendez-vous fixé au Stade des Martyrs, au local 15. Arrivé sur place, il lui aurait été annoncé qu’il était en état d’arrestation. La FBCP indique qu’il aurait ensuite été auditionné pendant plusieurs heures avant d’être conduit, les yeux bandés, dans un lieu de détention clandestin où étaient détenues plusieurs dizaines d’autres personnes. L’organisation dénonce également des conditions de détention jugées inhumaines, affirmant que les détenus étaient privés de visites familiales et d’assistance juridique. La seule visite évoquée dans le communiqué serait celle d’un responsable du CNC identifié sous le nom de Monsieur Bokassa, venu effectuer un contrôle de routine. Ce dernier aurait exprimé sa colère face aux arrestations arbitraires opérées par certains agents des services de sécurité. La FBCP affirme par ailleurs que plusieurs cachots clandestins existeraient encore dans la capitale congolaise, notamment dans le quartier Macampagne, dans la commune de Ngaliema, où certaines personnes seraient détenues depuis plus de neuf mois sans procédure judiciaire régulière.
Dans son message, la Fondation rappelle que WANGA Bwanganga Fils n’est ni acteur politique ni membre d’un mouvement subversif, mais un simple citoyen exerçant, selon elle, son droit constitutionnel à la liberté d’expression. L’organisation s’interroge ainsi sur la qualification politique des faits reprochés au détenu et appelle les autorités congolaises à garantir le respect des droits fondamentaux consacrés par la Constitution. Se présentant comme « la voix des opprimés », la FBCP demande la libération immédiate de WANGA Bwanganga Fils afin de lui permettre de poursuivre ses soins médicaux. Elle insiste également sur la nécessité de fermer définitivement les cachots clandestins et d’assurer le strict respect des procédures d’arrestation prévues par la loi congolaise.À travers cette déclaration, l’organisation estime que la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo passe par la protection des libertés individuelles, la justice équitable et le respect de la dignité humaine pour tous les citoyens.




