Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC entre dans l’arène diplomatique mondiale pour le mandat 2026-2027

Le 2 janvier 2026, les drapeaux de cinq nouveaux États élus membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies seront officiellement hissés au siège de l’ONU, à New York.
Il s’agit de Bahreïn, de la Colombie, de la République démocratique du Congo (RDC), de la Lettonie et du Libéria, appelés à siéger pour le mandat 2026-2027. Ce geste protocolaire consacre leur entrée, pour une durée de deux ans, au sein de l’organe le plus stratégique du système onusien, où se décident notamment les mandats des opérations de maintien de la paix, les régimes de sanctions internationales et les grandes orientations politiques et sécuritaires face aux crises mondiales. Si le statut de membre non permanent ne confère pas le droit de veto prérogative exclusive des cinq membres permanents il offre néanmoins une voix pleine et entière lors des votes, un accès direct aux négociations sensibles et une capacité réelle d’influence sur l’agenda du Conseil.
Dans la pratique, ce siège constitue un levier diplomatique important, permettant de peser sur la formulation des résolutions, l’ordre des priorités et le cadrage narratif des enjeux sécuritaires internationaux. Pour la RDC et le Libéria, cette entrée au Conseil s’accompagne d’une responsabilité supplémentaire : leur intégration au groupe des A3, qui rassemble les trois États africains siégeant simultanément comme membres non permanents. Ce cadre implique une coordination étroite avec les autres représentants africains élus, ainsi qu’un rôle de porte-voix des positions de l’Union africaine sur les dossiers relatifs au continent. Dans un contexte marqué par la persistance de conflits armés, de transitions politiques fragiles et de défis sécuritaires majeurs en Afrique, la présence de la RDC au Conseil de sécurité est perçue comme une opportunité stratégique pour porter les préoccupations africaines au cœur des décisions internationales.
Anaël AMP




