Beni : le Cri des Victimes du Congo réclame des enquêtes indépendantes et alerte sur l’échec de la protection des civils

L’Association Cri des Victimes du Congo (CVC) est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de graves insuffisances dans la protection des populations civiles à Beni, dans la province du Nord-Kivu.
À travers un communiqué de presse publié le 14 juin 2026 à Kinshasa, l’organisation exprime sa profonde inquiétude face à la poursuite des violences et au climat grandissant de méfiance entre les habitants et les institutions chargées d’assurer leur sécurité.Selon le CVC, la répétition des attaques contre les civils, les pertes en vies humaines ainsi que les déplacements forcés des populations imposent une évaluation rigoureuse des mécanismes de prévention et de protection actuellement mis en place. L’organisation estime que toute éventuelle défaillance dans le dispositif sécuritaire doit être examinée de manière indépendante afin d’établir les responsabilités. Dans son communiqué, le CVC appelle également la communauté internationale, l’Union africaine, les mécanismes des Nations Unies, Human Rights Watch ainsi que les autorités judiciaires compétentes à suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire à Beni.
L’objectif, selon l’association, est de soutenir des enquêtes impartiales capables d’établir les faits, d’identifier les auteurs directs ainsi que d’éventuels complices, et de garantir l’accès à la justice pour les victimes. L’organisation rappelle que la protection des populations civiles constitue une obligation fondamentale des autorités et souligne que la lutte contre l’impunité demeure une condition essentielle pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. À travers cette prise de position, le Cri des Victimes du Congo entend replacer au centre du débat la question de la responsabilité dans la gestion de la crise sécuritaire qui continue d’affecter la région de Beni depuis plusieurs années. Pour le CVC, le silence et l’inaction face aux violences ont un coût humain élevé, alors que les populations attendent avant tout sécurité, vérité et justice.
Arielle BWINJA




