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Kinshasa : la présence croissante d’enfants mineurs parmi les motards et receveurs inquiète

Pour certains jeunes, ces activités représentent une source de revenus rapide. Elles leur permettent de gagner de l’argent, d’aider leurs parents, de payer certains frais scolaires ou encore de répondre à leurs besoins quotidiens. Dans un contexte économique difficile, ces emplois informels apparaissent parfois comme une solution immédiate.Cependant, cette situation comporte de lourdes conséquences. Exposés à la circulation intense de Kinshasa, ces mineurs sont régulièrement victimes d’accidents de la route.             Beaucoup abandonnent également l’école pour travailler, compromettant ainsi leur avenir.                             D’autres sont confrontés aux violences, aux insultes, à l’exploitation économique ou à de mauvaises fréquentations pouvant les entraîner dans la délinquance.Sur le plan social, la multiplication de ces enfants travailleurs fragilise davantage la protection de l’enfance et accentue le phénomène de la jeunesse livrée à elle-même. Plusieurs observateurs estiment que ce problème reflète la pauvreté, le chômage des parents et le manque d’encadrement des jeunes. Face à cette situation, un expert en droits humains, Ngoyi Michel, dénonce une réalité préoccupante. Selon lui, la place d’un enfant doit être à l’école et non dans les embouteillages ou les rues à la recherche de revenus.             Il appelle les autorités à renforcer l’application des lois protégeant les mineurs, à soutenir les familles vulnérables et à créer des programmes de réinsertion scolaire et sociale.Pour plusieurs acteurs sociaux, une réponse urgente s’impose afin de protéger ces enfants et de leur offrir de meilleures perspectives d’avenir.

À Kinshasa, la présence d’enfants mineurs exerçant comme motards ou receveurs dans les transports en commun devient de plus en plus visible. Chaque jour, plusieurs adolescents sillonnent les routes de la capitale à moto-taxi ou travaillent à bord des bus et taxis comme receveurs, souvent pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Jacqueline kangela

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