Francophonie : la candidature congolaise de Juliana Amato Lumumba suscite espoirs et réserves

La République démocratique du Congo a officialisé la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, affirmant vouloir contribuer au renouveau et au rayonnement de l’espace francophone.
Présentée par le gouvernement comme une dirigeante panafricaine, elle cumule plus de trente ans d’expérience dans la gouvernance publique, la diplomatie culturelle et la coopération internationale, ainsi qu’un engagement reconnu pour l’intégration africaine et l’entrepreneuriat féminin. Dans les rues de Kinshasa, les réactions recueillies oscillent entre enthousiasme et prudence. Pour certains étudiants, notamment à l’Université de Kinshasa, cette annonce représente une fierté nationale et une aspiration légitime pour le plus grand pays francophone du monde. Des entrepreneures locales y voient une opportunité d’accroître la visibilité économique du Congo et de renforcer les opportunités pour les jeunes et les femmes.
D’autres citoyens appellent néanmoins à la vigilance, évoquant la compétition diplomatique intense et la nécessité de retombées concrètes pour la population. Cette candidature intervient alors que la Francophonie s’interroge sur son rôle face aux défis contemporains, qu’il s’agisse de la transition numérique, des enjeux sécuritaires ou du développement économique. Pour nombre d’observateurs, la capacité de la RDC à mobiliser un soutien continental déterminera la portée de cette ambition. À Kinshasa, espoir et attentes se mêlent déjà autour de cette démarche à forte dimension diplomatique.
Rodrigue KASINDE




