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À la présidence de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye lance un message fort pour le continent

La 39ᵉ Assemblée générale des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’est ouverte les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Placée sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre marque le début du mandat du président burundais Évariste Ndayishimiye à la tête de l’organisation continentale. Succédant au Président angolais João Manuel Gonçalve Lourenço, Évariste Ndayishimiye a prononcé un discours solennel, soulignant l’urgence de la paix dans un contexte régional fragile. « Aucun pays africain ne devrait être recolonisé, envahi ou soumis à un pouvoir étranger au XXIᵉ siècle », a-t-il martelé. Ces mots, lancés avec force, rappellent aux États membres l’importance du respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la dignité humaine, piliers de l’Acte constitutif de l’UA. Pour traduire son engagement en actions concrètes, le président burundais a annoncé la relance de l’initiative « Faire taire les armes », un programme phare de l’UA visant à renforcer la sécurité et la stabilité, notamment dans la région des Grands Lacs. « La consolidation de la paix est la condition sine qua non du développement et de l’intégration africaine », a-t-il rappelé. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les ingérences extérieures, les guerres par procuration et la captation illégale des ressources, qui continuent de fragiliser certains États africains. Le sommet a également mis en lumière les enjeux de développement durable et de sécurité de l’eau, tout en soulignant le rôle stratégique des dirigeants africains dans la consolidation de la paix. Il illustre les efforts des responsables du continent pour concilier développement, intégration et stabilité, alors que la jeunesse et la société civile réclament des résultats concrets. « Face aux défis sécuritaires et économiques, la souveraineté et la paix du continent doivent demeurer une priorité absolue », a conclu le président burundais.

La présidence de l’UA par Évariste Ndayishimiye survient à un moment critique pour l’Afrique. Entre tensions régionales, pressions extérieures et aspirations de la jeunesse, le leadership burundais devra transformer les paroles en actions concrètes. La relance de l’initiative « Faire taire les armes » et l’accent mis sur la souveraineté continentale envoient des signaux forts, mais leur réussite dépendra de la coopération effective entre les États membres et de la capacité de l’Union africaine à se positionner comme un arbitre crédible face aux ingérences étrangères.

Rodrigue KASINDE

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