RDC : les défenseurs des droits humains rescapés de l’Est appellent à renforcer leur protection et celle des victimes

Les associations de la société civile et les défenseurs des droits humains rescapés des conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo, actuellement présents à Kinshasa, appellent au renforcement de leur protection ainsi qu’à une meilleure prise en charge des victimes et des survivants des violences.
Dans une position commune rendue publique en septembre 2026, ces acteurs de la société civile saluent les initiatives menées par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et réaffirment leur volonté de collaborer avec cette institution dans l’intérêt des victimes, des survivants et des populations affectées par les conflits. Ils demandent notamment à la CNDH de faire de la protection effective des défenseurs des droits humains rescapés, des victimes, des survivants ainsi que des personnes déplacées internes et externes une priorité institutionnelle. Ils recommandent, à cet effet, la mise en place d’un mécanisme opérationnel capable d’assurer le suivi des situations à risque et d’apporter une réponse rapide en cas d’urgence. Le Comité appelle également à un traitement diligent, transparent et traçable des dossiers relatifs aux violations des droits humains, sans discrimination ni exclusion. Pour ces organisations, les victimes doivent pouvoir accéder à des mécanismes de protection et de justice adaptés à leur situation. Les signataires recommandent par ailleurs à la CNDH de renforcer son plaidoyer en faveur d’une paix durable dans l’Est de la RDC. Ils souhaitent également la mise en place d’un mécanisme indépendant de contrôle citoyen permettant d’assurer le suivi et la transparence dans la gestion des fonds publics et internationaux destinés aux victimes, aux survivants, aux défenseurs des droits humains et aux personnes déplacées.
Les autorités nationales, les Nations unies, les partenaires techniques et financiers ainsi que les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains sont, de leur côté, appelés à soutenir la CNDH afin que ces engagements puissent se traduire par des mesures concrètes, mesurables et accessibles aux populations concernées. Pour ces acteurs de la société civile, la protection des victimes et des défenseurs des droits humains ne doit pas rester au stade des déclarations. Elle doit se traduire par des actions institutionnelles concrètes, effectives et vérifiables, particulièrement dans un contexte marqué par les conflits et les déplacements de populations dans l’Est de la RDC. À travers cette position commune, les associations et défenseurs des droits humains rescapés réaffirment ainsi leur disponibilité à contribuer aux efforts en faveur de la protection des populations, de la défense des droits humains et de la consolidation de la paix en République démocratique du Congo.
Dorcas Tabitha




