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RDC : 600 jeunes et femmes appelés à se préparer aux responsabilités de leadership et à une participation citoyenne accrue

Donner aux jeunes et aux femmes les moyens de mieux comprendre, d’exercer et d’assumer des responsabilités dans l’espace politique et citoyen. C’est l’ambition du programme de mentorat et de coaching mis en place dans le cadre du projet « Tufaulu Pamoja », avec l’appui financier de CAFOD, à travers les fonds de l’Ambassade de Suède en RDC.

Porté par le mouvement Rien Sans Les Femmes pour le volet femmes et par l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC) pour le volet jeunes, le dispositif prévoit la mise en place de bureaux-conseils dans plusieurs zones ciblées, notamment à Kinshasa, Kalemie, Bunia et Kisangani. Ces espaces doivent offrir aux bénéficiaires un accompagnement adapté à leurs aspirations en matière de leadership, de gouvernance et de participation citoyenne. Pendant six mois, les coachs et mentors auront notamment pour mission d’organiser des formations collectives et d’assurer un accompagnement individualisé des bénéficiaires, regroupés par cohortes de quinze personnes. Le programme prévoit quatre séances de coaching par mois pour chaque groupe. Les formations porteront notamment sur le leadership transformationnel, la participation citoyenne, la gouvernance démocratique, la communication politique, le plaidoyer, les droits des femmes et des jeunes, les mécanismes de protection et de recours, le positionnement politique et institutionnel, la gestion de carrière politique, la prise de parole en public, la négociation, ainsi que l’inclusion financière et l’autonomisation économique.

Pour le coordonnateur national de l’UJCC, Mukenge Bashi Barhegine Totoro, ce programme constitue une opportunité de préparer une nouvelle génération de jeunes et de femmes à participer davantage à la vie publique. « Notre ambition est de donner aux jeunes et aux femmes des outils concrets pour mieux comprendre leur environnement, défendre leurs droits, développer leur leadership et participer de manière responsable à la gestion de la chose publique. Le mentorat doit permettre à chaque bénéficiaire de croire davantage en ses capacités et de transformer ses aspirations en actions », explique-t-il. Au-delà des formations, les mentors devront partager leur expérience professionnelle, faciliter la mise en relation des bénéficiaires avec des personnes-ressources et des opportunités, tout en contribuant au développement de leurs réseaux professionnels et politiques. Le dispositif prévoit également de renforcer leur confiance en eux, leur résilience et leurs capacités décisionnelles.

Certains participants saluent déjà l’initiative et estiment qu’elle peut contribuer à réduire les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes et les femmes qui souhaitent s’engager dans la vie publique. « Nous remercions les organisateurs pour cette initiative qui nous donne l’occasion d’apprendre, d’échanger avec des personnes expérimentées et de mieux préparer notre engagement citoyen », témoigne une participante. Un autre participant souligne l’importance de l’accompagnement pratique : « Nous avons besoin non seulement de formations, mais aussi de conseils et d’un suivi qui nous permettent de mettre ces connaissances en pratique. Nous espérons que ce programme nous aidera à mieux connaître nos droits et à prendre nos responsabilités dans la société. »

Le programme prévoit par ailleurs l’élaboration d’un guide d’orientation politique et de bonnes pratiques, ainsi que des plans de développement individuels et des outils de suivi permettant de mesurer les progrès réalisés par les bénéficiaires.

Les organisateurs insistent également sur le respect de la confidentialité, de l’éthique, de la neutralité politique et du principe de non-discrimination dans l’accompagnement des bénéficiaires. À travers cette initiative, Tufaulu Pamoja entend ainsi contribuer à l’émergence d’une participation plus structurée des jeunes et des femmes dans les espaces de décision. Un enjeu qui dépasse les seuls bénéficiaires du programme, alors que la question de l’inclusion et de la participation citoyenne demeure au cœur des débats sur la gouvernance en République démocratique du Congo.

Arielle BWINJA

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