ActualitésPolitiqueQuestion d'actualité

RDC : faut-il revoir la Constitution ? Un débat qui engage l’avenir de la République/Ishara Masirika

La question d’une éventuelle révision de la Constitution de la République démocratique du Congo revient avec insistance dans le débat public.

Dans un pays confronté à de nombreux défis en matière de gouvernance, de fonctionnement des institutions et de gestion des ressources publiques, cette question mérite un débat national, responsable, transparent et respectueux de l’État de droit. Pour Ishara Masirika Richard, acteur socio-politique et journaliste, la Constitution constitue le socle juridique et institutionnel de l’État. Elle organise les pouvoirs, garantit les droits et libertés des citoyens et définit les règles de fonctionnement des institutions. Toutefois, elle peut évoluer en fonction des réalités et des besoins de la société, dans le strict respect des procédures constitutionnelles. Cette réflexion devrait notamment porter sur l’efficacité et le coût des institutions, le fonctionnement du Parlement et des assemblées provinciales, la représentation nationale, le renouvellement de la classe politique ainsi que la clarification des rapports entre les autorités administratives et coutumières. La gouvernance financière doit également rester au cœur des préoccupations. Les citoyens attendent davantage de transparence dans la gestion des ressources publiques, une meilleure maîtrise des dépenses institutionnelles, une lutte plus efficace contre les détournements et une politique salariale cohérente pour les agents de l’État.

Toute réforme constitutionnelle ne devrait toutefois pas servir des intérêts personnels ou politiques. Elle doit préserver les acquis démocratiques, garantir les droits fondamentaux et répondre avant tout aux aspirations de la population. Ishara Masirika Richard, pense que le débat constitutionnel n’a de véritable sens que s’il contribue à bâtir des institutions plus efficaces, responsables et proches des citoyens. La RDC a besoin d’un débat inclusif et apaisé associant les acteurs politiques, la société civile, les jeunes, les femmes, les universitaires et l’ensemble des forces vives de la Nation. L’avenir du pays ne se construira ni dans la confrontation ni dans l’instrumentalisation de la Constitution, mais dans la recherche collective de solutions au service de l’intérêt général.

Arielle BWINJA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page