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Dialogue national en RDC : l’ADIR plaide pour un processus inclusif afin de transformer les divisions en force face à l’agression rwandaise

Le président de l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation (ADIR) a appelé à l’organisation d’un véritable dialogue national inclusif en République démocratique du Congo, estimant qu’il constitue la meilleure voie pour restaurer la cohésion nationale, renforcer la gouvernance et faire face aux défis sécuritaires, notamment l’agression rwandaise dans l’Est du pays.

S’exprimant devant la presse, le Président Nationale de l’ADIR PRISS MWABI-TAMBWE a insisté sur la nécessité de mettre en place un processus fondé sur la transparence, l’inclusivité et la compétence. Selon lui, le futur dialogue ne devra en aucun cas être un cadre dominé par des intérêts familiaux, tribaux ou partisans, mais un espace de concertation nationale capable de rassembler toutes les forces vives de la Nation. « Nous attendons un dialogue national inclusif et non un dialogue familial ou tribal. Le dialogue doit être un dialogue d’État et non un espace réservé aux membres des familles des responsables politiques », a-t-il déclaré. Le président de l’ADIR a également dénoncé les pratiques de népotisme, de favoritisme et de tribalisme qui, selon lui, affaiblissent les institutions de la République et compromettent la confiance des citoyens envers l’État. Il a regretté que plusieurs cabinets ministériels soient, d’après ses propos, composés principalement de proches des autorités, y compris des membres de leurs familles, occupant parfois des postes stratégiques.

Face à cette situation, il a recommandé au Président de la République d’ordonner un audit des cabinets ministériels afin de vérifier leur composition et de prendre des sanctions exemplaires contre les responsables de pratiques qu’il qualifie de contraires à l’éthique républicaine et à l’intérêt national. Au-delà de cette dénonciation, le président de l’ADIR a invité les Congolais à dépasser les clivages ethniques pour bâtir un État fondé sur la méritocratie, l’égalité des chances et la primauté de l’intérêt supérieur de la Nation. Il a souligné que le tribalisme constitue un phénomène qui touche plusieurs composantes de la société et qu’il ne saurait être attribué à une seule communauté. Évoquant l’histoire politique de la République démocratique du Congo, il a rappelé que plusieurs étapes décisives ont été marquées par le dialogue et la concertation. Il a notamment cité la Conférence de Berlin de 1885, la Table ronde de Bruxelles ayant conduit à l’indépendance, la Conférence nationale souveraine, les accords de Sun City ainsi que l’Accord de la Saint-Sylvestre, estimant que ces différentes initiatives ont permis au pays de traverser des périodes de crise.

Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, le président de l’ADIR a réaffirmé que le dialogue demeure, selon son organisation, le moyen le plus efficace pour rétablir la paix, renforcer l’unité nationale et créer les conditions d’un développement durable. Il a soutenu qu’un tel processus pourrait contribuer à transformer les adversaires d’aujourd’hui en partenaires de demain dans l’intérêt supérieur de la République démocratique du Congo face à l’agression rwandaise. Pour l’ADIR, le dialogue national doit ainsi déboucher sur un véritable pacte républicain fondé sur la justice, la responsabilité, l’éthique publique et le patriotisme. L’organisation estime également qu’un renouvellement de la classe politique s’impose afin de renforcer la gouvernance et d’apporter des réponses durables aux défis auxquels le pays est confronté.

Jacqueline kangela

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